Avez-vous vu « L’histoire du Chameau qui pleure » ?
C’est le film de fin d’études (2003) de la mongole Byambasuren Davaa et de l’italien Luigi Falorni et il a été copieusement primé – Byambasuren Davaa, qui a démarré ses études de cinéma en Mongolie puis a poursuivi sa formation à l’école de cinéma de Munich (section documentaire), a retranscrit un rite découvert pendant son enfance.
L’histoire se passe dans le désert de Gobi, et offre par son rythme lent un refuge contre l’agitation quotidienne. Une chamelle qui a mis bas dans des conditions traumatisantes refuse tout contact avec son petit, et donc son allaitement. La solution sera d’aller quérir l’aide d’un violoniste qui apaisera la mère jusqu’à lui rendre acceptable la présence du petit.
Le rite ?
Suspendre le violon près de l’oreille de la mère, puis attendre que le vent fasse résonner l’instrument et le faire ainsi entrer dans l’univers sonore de l’animal. Enfin, jouer de l’instrument en rapprochant peu à peu le petit.
Le jeu de l’instrument, du vent et du musicien est très poétique. Très allégorique aussi…
Quels chameaux sommes-nous ?
A quel instrument nous accoutumons-nous ? Aux mass-média, à l’internet, au mobile, à la réalité ?
Quel vent nous y aide ? Les faits-divers, la rumeur, la réalité ?
Ceux qui jouent à nous faire pleurer ont-t-ils la sagesse d’un musicien mongol ?
J’avais, du temps ou j’avais un blog par ici, signalé ce film tout à fait touchant.
Je profite de ce commentaire pour te dire au revoir et bonne route car moi je la prend pour un bon bout de temps vers le bord du monde et peut-être plus loin encore, va savoir !
Salut Tjeri,
Alors ça y est, le grand jour pointe son nez? Nous serons un paquet à vouloir suivre ton périple.
Bonne route Tjeri, il y aura toujours un oiseau de bonne augure et de sage folie pour te guider. Bonnes rencontres aussi. Vers l’est, le soleil du matin te donnera la pèche !
En attendant mieux, je mets un lien vers ton site (qui vaut vraiment le détour) pour les lecteurs de passage :
http://www.marchailleurs.net/